C'est la première question qui se pose devant un rayon de compléments au collagène. Voici les différences réelles, sans désigner un vainqueur universel — parce qu'il n'y en a pas.
L'origine
Le collagène marin est extrait de poissons, essentiellement de la peau et des écailles. Il valorise généralement des co-produits de la filière pêche.
Le collagène bovin provient de la peau, des os ou des cartilages de bovins, souvent issus de la filière alimentaire.
Les types apportés
C'est la différence la plus objective, et la plus utile pour choisir.
| Marin | Bovin | |
|---|---|---|
| Types dominants | Essentiellement type I | Types I et III |
| Tissus concernés par ces types | Peau, tendons, os | Peau, vaisseaux, tissus conjonctifs |
Pour les formules à orientation cosmétique, le type I est le plus recherché puisqu'il prédomine dans la peau — ce qui explique la préférence fréquente pour le marin.
Pour les articulations, c'est plutôt le type II qui est visé, et il ne provient ni du marin ni du bovin classique mais de sources cartilagineuses spécifiques, souvent aviaires.
Les contraintes alimentaires et culturelles
Aucun collagène d'origine animale n'est compatible avec un régime végétarien ou végan. Il n'existe pas, à ce jour, de collagène végétal : les produits ainsi présentés contiennent des nutriments qui participent à la synthèse du collagène, pas du collagène.
Cela dit, le choix de l'origine peut répondre à des contraintes réelles :
- Le marin convient aux personnes qui évitent le bœuf, pour des raisons religieuses ou personnelles.
- Le bovin convient à celles qui sont allergiques au poisson — point non négligeable, le poisson étant un allergène à déclaration obligatoire.
Le goût et l'odeur
Le collagène marin a longtemps souffert d'une réputation d'arôme marin persistant. Les procédés de désodorisation ont beaucoup progressé, et les références actuelles de bonne qualité sont généralement neutres.
Cela reste toutefois un critère à vérifier, particulièrement pour une poudre à diluer consommée quotidiennement.
Le critère qui compte plus que l'origine
Marin ou bovin, la vraie question est ailleurs : le degré d'hydrolyse et la traçabilité.
Un collagène bien hydrolysé, dont le poids moléculaire est indiqué, dont l'espèce et la zone d'origine sont précisées, et dont le dosage figure clairement sur l'étiquette, vaut mieux qu'un collagène dont on ne sait rien — quelle que soit son origine.
Une marque qui reste vague sur ces points ne devient pas plus fiable parce qu'elle a choisi le marin.
Ce qu'aucune origine ne permet d'affirmer
Pour être parfaitement clair : le collagène, quelle que soit son origine, ne dispose d'aucune allégation de santé autorisée en Europe. Ni marin, ni bovin, ni aucun autre.
Les affirmations sur la peau que vous lirez reposent, quand elles sont conformes, sur d'autres nutriments de la formule — le plus souvent la vitamine C.
Voir aussi : collagène marin hydrolysé : ce que ça veut dire vraiment.
Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Réservé à l'adulte.